18 avril 2008

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L'hiver puis le printemps. Mes mains crispées sur sa peau. Sa voix qui me rend folle. L'obscurité radieuse qui règne dans ma chambre quand je dors dans ses bras. L'oubli total de ce monde insignifiant. Juste lui. Juste moi. Nos membres confondus. Nos rires accordés. Et on se roule par terre dans la cascade de plumes d'un oreiller crevé par nos excès. On se dérobe par jeu. Puis m'abandonne et retombe sur le dos. Je perds mon regard dans ses yeux limpides.


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Lui jouant négligemment avec mes cheveux ébouriffés sur l'oreiller. Moi promenant mes doigts le long de la courbe de ses reins. Non, je n'ai peur de rien quand je suis dans ses bras. De rien. Je fais de sa jambe qui m'entoure une chaîne indéfectible. Je le regarde dormir et l'ombre de ces cils sur sa joue mal rasée, ses grimaces d'enfant, sa main abandonnée, déchaînent en moi des vertiges abandonnés, des passions irrémédiables, un je t'aime sublimé.

"Hell"


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